Prodigima Films

LES LUEURS DE LA RUE CUVIER

Pour que la science soit l'aventure de tous les hommes.

Les lueurs de la rue Cuvier

Spectacle pluridisciplinaire

Année de production : 2009

RÉSUMÉ DU SPECTACLE

Paris s’éveille ce 24 Février 1898.

 

Le jour se lève aussi dans un petit laboratoire désuet, avec ses glouglous et ses sifflements. L’aube brumeuse voit poindre une Mme Curie à la porte de l’Académie des Sciences, forteresse bien gardée de la Science française. C’est une nouvelle journée qui naît... et une nouvelle lueur.

Bienvenue dans l’atelier des Lueurs de la rue Cuvier ! Au fin fond de ce Paris qui vit au rythme des Expositions Universelles, chemine le sentier semé d’embûches qui mène à la vérité. Pour une femme scientifique qui vient de Pologne commence le merveilleux processus de la découverte.

Marie Curie s’intéresse aux rayons uraniques dont parle Becquerel. A travers la phosphorescence de ces rayons, elle pressent un phénomène étrange au coeur de la matière qu’elle a nommé la radioactivité.

Pourtant, ses recherches fondamentales n’intéressent pas la communauté scientifique, qui préfère développer des applications. Obligée de travailler dans le hangar de dissection de la Faculté de Médecine, Marie entame un long périple jalonné de mille imprévus.

Elle acquière la certitude de l’existence de nouveaux éléments en sachant sacrifier des jours et des nuits, grâce à de nouveaux amis et grâce à l’éveil de l’intérêt de Pierre Curie pour ses travaux.

Finalement, Marie ira bien au-delà de sa découverte en menant un combat idéologique et concret contre les maux de son temps : la guerre.

VISUELS DU SPECTACLE

ORIGINES DE L'OEUVRE

Au printemps 2009, le CinéThéâtre Galilée 1610, le messager céleste prend vie sur la scène de la Cité de l’Espace à Toulouse. Ce premier spectacle d’une co-production Théâtre Extensible / Prodigima  rencontre un vif succès auprès des spectateurs. Quelques mois plus tard, le destin de Marie Curie, symbole féminin de la Science, suscite à son tour un grand intérêt, mais cette fois-ci de la communauté scientifique française. Lydie Valade, membre des comité de l’Année Internationale de la Chimie (AIC2011) déclaré par l’UNESCO et du Centenaire du Prix Nobel de Chimie de Marie Curie, convaincue par l’expérience réussie de Galilée 1610, le messager céleste, propose l’idée d’une adaptation CinéThéâtre.

Au début, ce projet est quelque peu mis en doute par la communauté scientifique, les proches et connaisseurs de Marie Curie sont eux-mêmes sceptiques. La pièce comporte de nombreuses inepties historiques comme scientifiques et le personnage de Marie Curie est loin d’être conforme à la réalité. Pour le porteur du projet, Yohan Baratte, la seule façon de mener à bien ce pari artistique consiste à imaginer une toute autre pièce. Il ne faut pas avoir peur de réécrire sur Marie Curie pour créer une pièce CinéThéâtre beaucoup plus sincère. Il va enfin pouvoir donner corps à deux de ses thèmes favoris, la Femme et la similitude chercheur/artiste. Il présente le projet à Christel Larrouy, auteur toulousaine de théâtre contemporain, avec laquelle il a déjà collaboré par le passé. «Ce combat d’une Femme dans une société pas si loin de celle d’aujourd’hui constituait un excellent point de départ qui, associé à la vidéo, me plaisait énormément, se souvient Christel Larrouy. L’alliance subtile du spectacle vivant aux techniques cinématographiques et à la Science représentait à mes yeux un formidable mélange culturel plutôt inattendu dans cette société cloisonnée. C’était innovant et frais, totalement nouveau.»

PRÉSENTATION

  • + PRÉSENTATION

     

    Depuis le 27 août 2009, Théâtre Extensible et Prodigima Cinéma ont décidé d’apporter leur regard sur la Chimie et leur voix à sa communauté de chercheurs. Les lueurs de la rue Cuvier est une oeuvre originale et contemporaine écrite par Christel Larrouy au format CinéThéâtre. Labellisé par les comités et figures du monde scientifique et pédagogique, Les lueurs de la rue Cuvier est conçu et dirigé par Yohan Bret, jeune metteur en scène et co-fondateur de la compagnie Théâtre Extensible. La première représentation de ce CinéThéâtre sera donnée fin janvier 2011 à Toulouse pour l’inauguration de l’AIC et une avant-première (lecture interprétée) le 10 Décembre 2010 à l’Université des Sciences de Toulouse.

     

    Le spectateur, même non-scientifique ou non initié à l’histoire des sciences ou au théâtre trouvera son compte dans l’histoire de ce couple extraordinaire que représentent Pierre et Marie Curie.

    Grâce à un personnage naïf, innocent et à la vidéo, le spectateur aura des repères et un compagnon de voyage très précis pour parcourir la vie de ces deux chercheurs.

    Le surprendre en l’imprégnant si bien dans l’histoire qu’il ne sache plus si elle est en vidéo ou sur le plateau : faire ressentir cette force de l’acteur qui transperce la toile pour venir le rencontrer et jouer avec la projection.

    Dans un monde où la science est au coeur de tous les débats et où le mot Femme prend enfin un sens positif. Quoi de plus agréable que de rencontrer une jeune diplômée de licence en Physique qui donnera toute son énergie pour mener à bien son destin.

     

    Le tournage des séquences cinématographiques sous la direction de Romain Gaboriaud est prévu pour la fin de l’été dans la région Toulousaine. Il réunira plus de 50 artistes et techniciens du monde du théâtre et du cinéma.

    Le spectacle Les lueurs de la rue Cuvier sera diffusé dans toute la France et même à l’étranger grâce à la capacité de sur-titrage de l’écran. Dix artistes et techniciens assureront sa tournée.

    Les lueurs de la rue Cuvier pour faire vivre le CinéThéâtre comme nouveau moyen d’expression et montrer comment Marie Curie, symbole de la Femme en Science, a renversé les traditions et les mentalités et a participé en tant que chercheur à la construction du monde !

  • + LA MISE EN SCÈNE

    YOHAN BRET (Metteur en scène)

     

    Les lueurs de la rue Cuvier est intégralement jouée et interprétée par des comédiens, en interaction, régulièrement avec l’image, c’est l’originalité du parti pris de mise en scène.

    L’interaction dans cette pièce est la possibilité aux personnages de passer de la scène à l’image dans un même décor : le laboratoire. Par un subterfuge dû à un effet de perspective, les comédiens se dématérialisent pour poursuivre leur aventure hors des murs du Théâtre. La pièce prend alors une nouvelle dimension où plus aucune frontière ne se dresse face à l’imaginaire du metteur en scène.

     

    Pour illustrer la place de la vidéo, il suffit d’imaginer un gros calendrier de l’avent. L’écran est à taille réelle, la taille de l’acteur est égale à celle du comédien, dans le but de surprendre le spectateur en l'immergeant si bien dans l’histoire qu’il ne sache plus si elle est en vidéo ou sur le plateau. Les proportions sont gardées pour jouer sur cet effet de trompe l’oeil et ainsi perdre le spectateur entre le monde réel, celui du théâtre, et le monde imaginaire, celui de la vidéo. Ce qui a pour conséquence d’assimiler dans son esprit la partie théâtre à la partie la plus réelle du spectacle. Quoi de mieux pour une pièce narrant un fait réel ?

     

    La vidéo intervient pour gagner en force et mettre en relief l’histoire. Elle a aussi la fonction, par sa qualité de créer un décalage entre monde réel et monde fictif, de mettre en lumière le décalage de Pierre et Marie Curie sur leur temps, le bruit, la nouveauté et l’anachronisme qu’ils représentaient : une révolution scientifique servie par la révolution artistique mise en oeuvre.

    Je m'explique : Je veux créer une sorte de parallèle entre ce que procure ce procédé et ce qu’à dû provoquer, à l’époque, les découvertes des Curie : une perte vertigineuse des repères, une révolution des acquis, un décalage et une avance sur son temps et l’aspect étrange et mystique de cette nouveauté.

     

  • + L'IMAGE SUR SCÈNE

    ROMAIN GABORIAUD (Réalisateur)

     

    L’écran de projection occupe une place centrale dans la scénographie. Un dépouillement du texte a été réalisé, par Yohan et moi même, afin d’identifier les scènes jouées en «live», des scènes projetées, et enfin, des scènes qui feront appel à une interaction entre les deux techniques de jeu. Le spectateur est plongé dans une aventure globale incluant images, scène, bande sonore traversées par d’uniques et originaux comédiens.

    La vidéo, tout au long du spectacle, projette un décor cinématographique, en plan fixe, sur l’écran. Ainsi, le fond de scène, l’écran, est un prolongement du laboratoire, intégrant la fameuse baie vitrée du laboratoire, le poêle à charbon, l’horloge et les étagères. J'ai ensuite souhaité ajouter une certaine saveur à la projection cinématographique et permettre d'embarquer le spectateur à l’extérieur du laboratoire sans l’obliger à quitter l’histoire. Aussi j'ai imaginé ponctuer la pièce de Christel Larrouy de flash-back et de flash-forward (sauts dans le futur) afin de contextualiser la pièce dans une époque chère à l’événement auquel Marie Curie donne naissance.

    D’un point de vue narratif, se situant au début du vingtième siècle, et à l’éveil du Cinéma des frères Lumière, j'ai jugé intéressant d’apporter à ces séquences un aspect filmique authentique tel qu’auraient pu les filmer les frères Lumière, en prenant le parti pris qu’ils auraient tourné ces petits films caméra à l’épaule. C’est à dire d'une manière documentaire et sans artifice.

     

    D’un point de vue artistique, le travail de la lumière est de rendre encore plus réelle l’interaction vidéo/scène par la continuité de la lumière du cadre de la projection sur les planches. Reproduire l’aube rougeoyante, un hiver nuageux...

    La difficulté d’une telle alchimie réside cependant dans les contraintes liées à l’écran qu’il faut à tout prix éviter d’éclairer, sans quoi sa luminosité en pâtirait, mais toujours en éclairant les comédiens. Yohan Bret voulait à tout prix éviter les longs noirs, accompagnés d’une musique et qui permettent des changements de décor. Il était donc essentiel d’obtenir une ambiance lumière comme sonore habitée du début à la fin du spectacle.

    C’est là qu’une création originale s’est imposée pour compléter le tableau et imprégner encore plus profondément le spectateur, l’installer dans un coin du laboratoire. La bande-sonore le soumet au glougloutement des appareils, au tic-tac de l’horloge, aux intempéries que le pauvre hangar des Curie avait bien du mal à en protéger ses occupants. Ce sont des bruits d’ambiance dont il est aussi question pour les scènes d’extérieures, de voitures à chevaux, d’enfants qui crient, de journalistes qui se pressent, créant un contraste avec l’univers du laboratoire beaucoup plus intimiste. Tous ces sons dérivent dans l’air jusqu’à parfois produire une sorte de mélodie et le thème musical du spectacle.

  • + LE TEXTE

    CHRISTEL LARROUY (Auteure)

     

    L’idée est de travailler de concert avec le comité scientifique, créé spécialement à cette occasion, en tenant compte de leurs remarques et de leurs parcours personnels, Mme Hélène Langevin-Joliot petite fille de Pierre et Marie Curie, M. Renaud Huynh directeur du Musée Curie.

     

    Je me souviens : Yohan m’a bien fait comprendre l’importance qu’il accordait à la vidéo et donc à la place que je devais lui donner dans l’écriture. C’est aussi pour cette raison qu’il est venu vers moi après avoir lu Les palmes de M. Schutz, car il ne voyait pas précisément comment l’adapter en CinéThéâtre sans, qui plus est, adapter le texte et risquer de compromettre l’oeuvre de son auteur. C’est mon engouement pour les grandes personnalités de l’Histoire et ce symbole de la lutte féminine qu’est Marie Curie qui m’ont attirer le plus dans ce travail. C’est un personnage qui a trop vite été oublié par le grand public et qui mérite ce dernier hommage. Je veux leur donner une vision neuve et résolument moderne d’une histoire qui s’est passée il y a à peine cent ans. C’est pour ces raisons que je vois le style de la pièce comme novateur et capable de faire rêver autour de telles découvertes qui ont révolutionné la science.

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